Ca te dirait d’aller voir les volcans et Chambord ?

Après 6 jours improvisés en Haute-Loire (cfr. Bonjour les Cév…. Ha bah non, on est resté en Haute Loire), il est temps de remonter peu à peu vers le Nord. On s’offre un arrêt au pied des volcans d’Auvergne avant la visite du Château de Chambord.

Vendredi 4 aout : on quitte la Haute-Loire en fin d’après-midi et on prend la direction de la Chaîne des Dômes, 120kms au Nord Ouest de la Chaise Dieu ; deux heures de route, le temps de regarder où dormir. On tente pour la première fois le réseau France Passion et notre choix se porte sur une ferme auvergnate à Coheix (Mazaye) dans la partie Monts Dômes (le Nord de la Chaîne). C’est autre chose que les aires de camping cars : les gens se parlent ! D’où venez-vous, où allez-vous, etc… Les propriétaires, producteurs de charcuterie, ne sont pas là. Dommage, il nous manquait du saucisson pour l’apéro.  

Samedi 5 aout : il fait plus frais et couvert. Et ça joue sur notre ressenti : cette région de l’Auvergne nous paraît beaucoup moins belle. On se rend à la Maison du parc des volcans où on s’interroge du meilleur moment pour visiter le Puy de Dôme. L’une des stewards dit : aujourd’hui c’est top, demain sûrement pas… et l’autre : demain c’est top, sûrement pas aujourd’hui... On est bien avancé. On décide de faire le tour à pied d’un des Puys les plus emblématiques : le Puy Pariou, célèbre pour la pub Volvic, grâce à son cône esthétiquement parfait. La balade démarre depuis un parking largement fréquenté (Parking des Goules). Le chemin débute dans les bois et plus on monte, plus c’est déboisé. Le déboisement est volontaire pour mettre en valeur le patrimoine naturel de la Chaîne. Ça permet d’apprécier pleinement la profondeur du cratère ! En quittant le cratère, vue sur le Puy de Dôme, notre rendez-vous de demain. 

A court d’idées et de saucissons, on retourne à la ferme France Passion à Coheix. Les propriétaires sont là, l’occasion de faire le plein et de discuter des machines agricoles.

Dimanche 6 aout, il fait dégagé ! On part à l’assaut du Puy de Dôme (1465m d’alt., Grand site de France) mais en empruntant le Panoramique des Dômes, un train à crémaillère. Au sommet, se trouvent un espace muséographie, une station météorologique ainsi que les ruines du temple de Mercure. Mais la grosse surprise sera le nombre de parapentes, l’occasion pour ELLE de voir les paysages de la Chaîne et de fêter un peu en avance son anniversaire ! On profite de la vue et du soleil avant de redescendre par le train dans lequel ELLE se fera draguée par un pti mec de 3 ans haut comme 3 pommes… Non mais ! 

Globalement, on a été déçu par ce coin d’Auvergne. Hormis la Chaîne, peu de charme dans les villages. Le Puy de Dôme est un site où il y a beaucoup de monde mais il est aisément accessible. Un bémol, le parking camping car est un peu plus haut et squatté par des autos. En haut, on y apprécie la vue et les explications mais on a pas ressenti la même chose qu’au Mont Mézenc. La balade du Puy Pariou nous a plus ravis, surtout passer de l’autre côté et abandonner la foule qui se contente d’un aller-retour. L’idéal pour apprécier le paysage reste quand même le parapente.

Il est tard, l’heure de reprendre Homer et de songer où dormir. Content de la formule France Passion, on se pose 130kms plus au Nord dans une ferme d’élevage de bisons à Audes (au Nord de Montluçon), appelée Tatanka – Buffalo Bison tenue par un fan des States, très bizarre mais gentil. 

Lundi  7 aout sera consacré à la route. Objectif : monter sur Chambord. Il fait ensoleillé. Petit arrêt à la base de loisirs nautiques de Belle Isle à Châteauroux où se trouve un lac… Mais l’odeur et la qualité de l’eau est bien loin de celles du Lac d’Issarlès. ELLE a l’impression de sentir la vase en sortant. LUI sieste toute l’après-midi, il faut dire que les vacances n’ont pas été de tout repos.

Après cette pause, en route vers notre hôtel, cette fois-ci un vignoble, le Domaine de l’Aumônière, à Cour Cheverny du réseau France Passion. L’accueil est très sympa et notre hôtesse semble…. beurrée. On discute de la difficulté du métier : endettements, mauvaise météo et récoltes maigres cette année à cause du gel. On visite la cave, on déguste et on succombe. On fait le plein, les bouteilles sont très bon marché. En plus, le cépage est unique : il a été introduit par François Ier en 1519 à son retour d’Italie. Et chose à noter : il n’y a que des blancs sous l’étiquette Cour Cheverny (plus d’infos ici). On n’a pas résisté à ouvrir un bouteille le soir même et à vrai dire, on ne pense pas avoir dîner ce soir là… Souvenirs un peu flous.

Mardi 8 aout, on se lève de bonne heure. On salue nos hôtes. Bien que ceux-ci nous aient recommandé le Château de Cheverny (celui de Moulinsart pour nous, les Belges) pour ses intérieurs, on vote Chambord. Les parkings sont bien faits et à proximité de l’entrée du site. Plusieurs guichets sont ouverts pour les billets  ; il y a du monde mais on ne le ressent pas trop. On choisit la formule « visite insolite » avec une super jeune guide. Le parcours nous fera découvrir le Château et des parties habituellement fermées. On a du pot, le Château n’est pas en travaux ! (la construction étant en pierre calcaire, elle nécessite énormément d’entretien). Comme nous en avaient avertis les vignerons, le Château est vide, pas de mobilier… Mais sa conception architecturale (et le mystère qui l’entoure) est bluffante. Après la visite, on déambule dans les alentours, histoire de profiter de la vue. 

On récupère Homer qui affiche désormais plus de 3.000 kms au compteur et on décide de rouler 200kms avant de faire une nouvelle étape France Passion chez un agriculteur converti en pâtissier occasionnel. Une fois bien installés, on recevra une visite inattendue durant le souper… (vidéo

Mercredi 9 aout, on prend le temps de se lever. On démarre en veillant à ce que notre visiteur d’hier soir ne soit pas dans le van. Derniers kilomètres à notre aise avant de rentrer sur Liège.

En conclusion, de cette troisième partie de vacances, on retiendra surtout la découverte de France Passion  que l’on conseille vivement.

Enfin, pour les pleins et vidanges, sur un séjour de 21 jours-19 nuits (dont 9 nuits en gîte), nous avons fait 5 pleins et vidanges pas toujours par nécessité mais simplement parfois parce que l’occasion se présentait :

  • le 29 juillet : on a profité du gîte de l’Escargot fugueur pour refaire un plein d’eau et vidanger.
  • le 1er aout : bien que notre réserve d’eau affichait encore 50 %, on a profité d’avoir une borne à proximité aux Estables et ce, en prévision des douches du soir qui allaient être longues (après une balade éprouvante autour du Mont Mézenc).
  • le 4 aout : dans une borne près de la Chaise Dieu, on fera l’expérience des jetons trouvés difficilement.
  • le 6 aout : dans une borne à Orcives qui nous aura arnaqué de deux euros.
  • le 10 aout : vidange au calme à la maison (et nettoyage).

 

Toutes les étapes du voyage France été 2017 :

Bonjour les Cév…. Ha bah non, on est resté en Haute Loire

Après 9 jours en famille et plusieurs nuitées en gîte en Savoie et Haute-Savoie , on a pris la direction de la Haute-Loire. Plus précisément, Le Chambon-sur-Lignon où un ami grenoblois nous a accueillis pendant 2 jours dans son gîte, le Gîte des Vellavi. (cfr. Les vacances sont enfin là, on est ready)

Dimanche soir, après les adieux aux amis, nous logeons dans Homer devant le gîte, prêts à tailler la route vers les Cévennes dès demain matin. 

C’était sans compter sur un réveil tardif le lendemain, lundi 31 juillet, 11h… Oups, pas de pain. Vite partir à pied en quête du petit déj’ dans le village. ELLE se remémore les quelques chemins de la veille et flâne dans le bourg très agréable. L’occasion de repérer quelques boutiques, resto, etc. Le temps passe et LUI attend son petit déj’. Il devra encore attendre ; ELLE s’est trompée sur le chemin du retour, détour d’un kilomètre…

On fait le point. A vrai dire, nous sommes exténués. Les jours précédents en famille et entre amis nous ont mis sur les rotules. ELLE a le mal de la maison et n’a pas encore trouvé son rythme. On songe à remonter et en même temps à toutes les belles choses qu’on pourrait voir. On regarde la distance qui nous sépare des Cévennes. On peut vite y être. On check en vitesse la météo : alerte incendie et canicule dans la région. On supporte déjà difficilement les 32°C en Haute-Loire. Après une heure, on décide de changer nos plans. Le propriétaire du gîte nous a bien vendu la région. On restera finalement dans le coin ! 

Le village Le Chambon-sur-Lignon avait l’air très agréable, on prend le temps de s’y balader l’après midi et d’aller à l’office du tourisme pour se renseigner sur notre nouvelle destination vacances. 

Le soir venu : manger ! On avait repéré une friterie belge à Tence mais elle était fermé le dimanche. Deuxième essai, à nouveau fermée ! On se rabat sur une friterie française. Entre mayo et ketchup, on planifie notre journée du lendemain et direction le Mont Mézenc à une cinquantaine de kilomètres (à cheval sur l’Ardèche et la Haute-Loire). Et là, on en a pris plein les yeux ! La route est superbe, des vallons, des bois, peu de véhicules, un vent qui se lève et un soleil qui se couche. On essaie un premier endroit pour dormir, trop exposé au vent et impossible de se garer à plat. On roule  in fine jusqu’au pied du Mont, à 1560m d’alt., sur le parking, départ de balades. On croise des Lyonnais dans un motorhome qui nous confirment que c’est un bon spot pour dormir car le vent est bien là.

Mardi 1er aout : « Le Tour du Mont Mézenc », dénivelé de 385m, 13km.  Splendide, on passe dans des zones plus boisées et forestières, près des prés… Tout ça nous fait oublier que nous sommes à 1500m d’alt. Le paysage n’a rien avoir avec les Alpes. Les indigènes du plat pays sont ravis ! 

La boucle s’achève peu à peu mais confusion dans le fléchage, on se trompe… 3,5 bornes au minimum en plus dans les jambes ! Engueulades : l’un marche loin devant, l’autre loin derrière… Et en plus, plus de batterie sur la montre GPS ! La prochaine fois on veillera à la recharger et  à encoder les coordonnées précises du départ.  Il est 13h30, on pourrait manger un boeuf ! La baguette suffira moyennement. 

Après une brève sieste, on décide de monter jusqu’au sommet (1749m d’alt.), ascension très facile. Il y a du monde. Le  vent nous fouette littéralement les jambes.

La fin de journée approche. Où dormir ? Le village Les Estables, à 4km, offre une aire pour camping car et la possibilité de charger et vidanger à la station service. Première expérience d’une aire : un parking, chacun garé, personne ne se parle. Un peu déçus. 

Le lendemain, mercredi 2 aout, on passe en vitesse à l’office du tourisme… Beaucoup moins serviables et informés qu’au Chambon. ELLE propose d’aller à la source de la Loire, au Mont Gerbier de Jonc et de suivre le cours d’eau. A vrai dire, on n’a pas vu la source même… Dommage. On suit le fleuve et traverse les villages. Vers midi, arrêt au Lac d’Issarlès, lac naturel dans un ancien cratère volcanique (vidéo). Une merveille ; l’eau est claire et très propre : une baignade s’impose ! Direction ensuite le Goudet. Beaucoup de rues du village semblent être en travaux et le cours d’eau semble …  » BORDEL, fais gaffe !  » Juste le temps de freiner après un virage et d’éviter de mettre Homer dans un effondrement de chaussée. Quelques manoeuvres prudentes s’imposent. On sort du village avec le palpitant à 150.

Village suivant, Saint Martin de Fougères, plus précisément les Salles, départ d’une balade qui nous plongent au bord des rives de la Loire : 3kms de balade, temps estimé 1h. On ne le sait pas encore mais on va souffrir, ça descend sec et ça remonte sec. La balade nous amène au Mas de Bonnefont, une ferme du 19°siècle, appartenant à l’association SOS Loire vivante qui se bat notamment pour la conservation des rives sauvages du fleuve. On y croise un bénévole octogénaire vivant sur place et se déplaçant en vélo. Vélo qu’il laisse 300m en haut du sentier. Respect ! 

Après avoir remonté péniblement, on se pose sur le parking de la balade, en réalité une prairie. On déballe la toile et les lamzac. On est bien et on ne bougera pas ! On croise un fermier au volant de son tracteur à qui on fait signe pour demander si on peut dormir sur place, sa réponse semble oui. Bonheur ! Bémol, une moissonneuse nous réveillera en sursaut vers 23h30.  

Jeudi 3 aout, direction la ville du Puy-en-Velay pour un peu de culture (vidéo) ! Il fait méga chaud… 35°C. On se gare sur un parking municipal à côté de la veille ville en plein soleil. Pas le choix de mettre le frigo au max. On se met à l’abri de la fournaise dans les vieilles pierres.

Au programme :

  • le Camino, consacré au Chemin de Saint-Jacques de Compostelle. Très belle expo montrant à quel point l’expérience est éprouvante physiquement et mentalement et comment elle met le pèlerin face à lui même.
  • La Cathédrale Notre-Dame du Puy, passage obligé pour les pèlerins. L’édifice se distingue par l’entrée : on y accède par un escalier monumental qui nous amène au centre de la Cathédrale. Autre caractéristique : des travées ont été construites dans le vide pour rattraper un dénivelé de 17m !
  • La statue de Notre-Dame de France (et même sa tête !). Construite avec les canons de Sebastopol (assiégée lors de la guerre de Crimée) sur le Rocher Corneille, point culminant de la ville. Elle mesure 16m (22,70m avec le piédestal) pour 835 tonnes. On peut pénétrer à l’intérieur et grimper dans sa chevelure. Expérience tentée seulement par ELLE, LUI ayant le vertige. D’ailleurs, ELLE aura un blocage au moment de descendre de la chevelure. De ce site, on aperçoit toute la ville, les autres monuments dont le Rocher Saint-Michel d’Aiguilhe qui de là parait immense et au loin, la forteresse Polignac. 
  • Le Rocher Saint-Michel d’Aiguilhe est la cheminée d’un ancien volcan sur laquelle a été construite une chapelle qui en fait, est toute petite. De là, vue sur Homer.
  • La vieille ville (ruelles, lentilles, dentelles… ).

Il est presque 18h, on retourne au van. Homer a eu chaud ! On ventile avant de monter dedans. Direction la forteresse de Polignac à 5kms. On dormira au pied du village sur un parking entouré de prés, ready pour la visite du lendemain.

Vendredi 4 aout : go go go pour la Forteresse de Polignac (vidéo). Misère, il fait toujours 32°C et il faut encore monter à pattes, nos pattes sont mortes de la veille. Mais la visite vaut le coup. La vue, l’Histoire et les anecdotes.

Direction ensuite la Chaise Dieu, 40kms au Nord où on déjeune et où on souffle un peu. Le lieu est une abbaye qui accueille annuellement un festival de musique classique. C’est aussi l’oeuvre d’un pape mégalomane, Clément VI. On doit attendre pour visiter l’intérieur : sont célébrées les funérailles du pharmacien du village. On y flâne et on est surtout surpris par la taille de la bâtisse et la manière dont elle se « camoufle » dans le village. Impossible de la voir au loin, il faut attendre d’être au plus près pour l’apercevoir. 

Après cette visite, il nous semble avoir fait le tour du Département de la Haute-Loire. Gardons-en pour une prochaine fois. Remontons doucement… Les volcans d’Auvergne ne sont pas si loin…

Les étapes parcourues à ce stade du voyage

Les vacances sont enfin là, on est readyyyyyyy !

Mercredi 19 juillet, les congés sont enfin là…. et le départ est pour demain. Donc préparatifs.

Cette fois-ci, nous enlevons un des deux lits du haut. Ça nous évitera, en pleine nuit, de nous cogner  (cfr. Premier test, on the beach) ou encore de jouer les contorsionnistes pour aller aux WC. Le lit d’en haut restant nous servira pour y mettre nos plus beaux vêtements de cérémonie. En parlant de fringues… j’avoue… On a abusé ! En trois semaines, on aura porté le quart de la moitié de ce qu’on avait emporté… En gros, il y avait des fringues et chaussures dans quasi tous les rangements (ceux en haut du lit, dans la penderie et au-dessus de la table… partout). Enfin, ça nous a permis de nous rendre compte du grand volume de ces placards et d’avoir un large choix pour nous vêtir ;-) Dans les autres préparatifs : papier wc soluble, produits d’entretien, deuxième bonbonne de gaz, plein d’eau et de carbu, etc. On choisit de prendre nos deux Lamzac et deux simples tabourets pliables à la place des chaises pliantes plus encombrantes.

Pour la nourriture, nous n’avons pris que quelques conserves et pâtes lyophilisés et les restes du frigo de la maison. D’une part, car le prix est sensiblement le même en France qu’en Belgique, inutile donc de charger et d’autre part, car avant d’être Ontheroad, nous passerions 9 jours en gîte.

Le projet de notre voyage était le suivant : descendre en Savoie et y rester du 21 au 29 juillet pour des vacances en famille et un mariage ; passer en Haute-Loire deux jours pour rejoindre les Cévennes et voir Chambord en remontant.

20 Juillet 2017, attention au départ !  Il est 7h30, le temps de nous mettre en route…. Direction la Savoie, 784kms.

On est plusieurs véhicules à faire le trajet ; on prend les autoroutes et les péages. Pour plus de facilités, nous avons commandé le badge qui permet de ne pas devoir sortir systématiquement carte bancaire ou monnaie et de pouvoir passer dans les files télépéages (celles où on ne s’arrête pas). A noter que pour un van ou un camping car, les bornes de péages sont toujours trop basses par rapport au conducteur… Donc multiples avantages. 

Après avoir pris notre temps, arrivée à Bellecombe-en-Bauges (Savoie) vers 19h30 (quelques embouteillages au Luxembourg et à Annecy). On a logé dans Homer au bord de la route à quelques centaines de mètres de la mairie, aux premières loges pour le mariage.

Première nuit, très bonne… quoique… ce fichu panneau de contrôle projette une lumière digne des spots de Lloret de Mar… Quelques jours plus tard, exaspérés, on découpera un carton qu’on collera avec un morceau de toile isolante.

 

Carton magique anti lumière

 

Au réveil, une superbe vue… Nous n’avons pas le temps de l’admirer ; nous devons nous faire beaux. Passage à la douche et premier soucis. Le chauffage ne fonctionne pas. Pour rappel, notre système de chauffage est sur le carburant et chauffe autant l’air que l’eau. Donc pas d’eau chaude. Les modes d’emploi sont nos amis sauf quand le code d’erreur ne s’y retrouve pas… Là, c’est Google qui redevient Best friend forever. Le code indique que la fenêtre au-dessus de la dînette est ouverte. Or, si cette fenêtre est ouverte, le chauffage ne s’enclenche pas. Mais là, ce n’était pas le cas. En y regardant de plus près, on a vu que le contacteur faisait défaut. Système D dans l’urgence : on a à nouveau découpé un bout de carton qu’on a plié et replié et on l’a glissé entre le loquet de la fenêtre et le contacteur. Ca a marché pour toute la durée du séjour. 

Carton magique pour chauffage

Après la cérémonie civile, nous quittons ce hameau pour nous rendre à 90 kms de là, en Haute-Savoie, au gîte du Passant (Le Reposoir). Mais à peine avoir passé la plaque d’agglomération, dans un virage, qu’on entend un bam ! … On avait pas fermé le frigo et nos précieuses bières s’en sont allées éclabousser tout le sol et les parois… On éponge vite, vite et nous restons sur les départementales avec le frigo bien fermé. La pluie nous rattrape, ça monte, ça descend. La consommation augmente. On arrive au gîte, enfin à 1km de l’entrée car le chemin pour y accéder est impraticable pour des véhicules de 3,5tonnes surtout vu les conditions climatiques du jour. En attendant le 4*4 du gîte qui fera la navette, on passe produits et serpillère pour se débarrasser de l’odeur de bière. Homer restera 48 heures en stand by, garé sagement. Et pendant ces mêmes 48 heures, le frigo est resté sur le gaz à fond alors qu’il faisait 15°C. On s’étonnera plus tard de notre grosse consommation. 

Deux jours plus tard, on quitte les jeunes mariés pour nous rendre à l’Escargot Fugueur à Saint Germain-sur-Rhône, toujours en Haute Savoie mais à la frontière avec l’Ain. Soit près de 90kms dont une partie à nouveau sur autoroute. On restera 6 jours en famille dans ce petit coin, le temps de prendre beaucoup de force (apéro, apéro…) avant le vrai roadtrip. On prendra le temps de visiter notamment Fort l’Ecluse et les Pertes de la Valserine

Samedi 29 juillet, dernière petite lessive, histoire d’être tranquille et au revoir la famille…  Direction la Haute-Loire à Le Chambon-sur-Lignon où un ami a ouvert un gîte, le Gîte des Vellavi. 240kms, trois heures de route en passant par Lyon.

Petite anecdote… Après 15kms parcourus, nous empruntons l’autoroute à Bellegarde et nous faisons honneur à la tradition des routards : on embarque deux autostoppeuses espagnoles émigrées en Angleterre en vacances en France. Leur look est là… L’odeur aussi… On sent les économies en douche. On les drop à Lyon où de là, elles prendraient la direction du Verdon. On profite du déjeuner pour se poser sur aire d’autoroute et aérer le van. 

Le paysage change peu à peu et nous rappelle nos Ardennes belges… A la différence, c’est que nous sommes à plus de 1.000m d’alt. La région est belle et prometteuse ; le département s’est paré des couleurs des trois courses cyclistes ; le village du Chambon très agréable…. mais nous n’y resterons qu’un we…. quoique….

En conclusion, même si nous avons peu vécu dans Homer, cette première partie de vacances nous aura permis de nous rappeler

  • matos primordial : badge pour péage, torchons, toile isolante, un peu de carton
  • bons réflexes à avoir : vérifier la fermeture du frigo et modifier l’alimentation selon la température ou si on roule ou pas (gaz, 12v, 220v) !

Les étapes parcourues à ce stade du voyage.